L'Origine

- Naissance de la kinésiologie -

Étymologie

Du grec kinesis (mouvement) et logos (étude, science), la kinésiologie signifie littéralement « étude du mouvement ». Et c’est ce mouvement, aussi bien physique que celui lié au flux des émotions ou à la dynamique de la conscience, qui va permettre à chaque personne d’accéder à ses pleines ressources.

"La vie, c'est le mouvement."

Aristote.

Une origine structurelle

La kinésiologie nait dans les années 1960, aux États-Unis, à partir des travaux du docteur George Goodheart, chiropracteur. Elle prend ses racines dans cette discipline centrée sur le système musculo-squelettique et ses effets sur le système nerveux.

Quand les muscles sont le reflet du corps

C’est en observant ses patients que Goodheart découvre que la réponse d’un muscle à une pression manuelle douce peut refléter des déséquilibres fonctionnels du corps. En effet, un muscle peut se verrouiller (résister) ou se déverrouiller (lâcher) selon l’état neurologique, émotionnel ou énergétique de la personne.

« L’histoire raconte qu’en examinant un patient souffrant de douleurs chroniques, Goodheart remarqua qu’un muscle grand dentelé était particulièrement faible. En palpant la zone, il détecta des points de tension, au niveau des insertions musculaires, et, après les avoir massés, il constata un renforcement immédiat du muscle. Intrigué, il répéta l’expérience avec d’autres patients et muscles. »

Ces nombreuses constatations le conduire à développer l’idée qu’un muscle peut refléter l’état de santé d’un organe ou d’un système corporel, et que sa réaction (« forte » ou « faible ») à une stimulation pouvait être utilisée comme outil de diagnostic fonctionnel.

Entre occident et orient

En parallèle, ses connaissances des lois et des principes de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), lui permettent de relier la compréhension occidentale du corps (structure, système nerveux, posture, …) à une vision énergétique issue de la MTC (circulation de l’énergie vitale, méridiens, yin/yang, …).

Cette rencontre entre deux visions complémentaires donne naissance à la kinésiologie : une approche globale qui relie muscles, méridiens et organes. Et de ces observations, émergera le concept de triangle de la santé.

L’influence de travaux scientifique

George Goodheart s’appuie sur ses expériences cliniques et sur d’autres découvertes fondamentales de prédécesseurs, qui avaient mis en évidence des liens entre certaines zones du corps et le fonctionnement des organes.

  • Dans les années 1920, le docteur Terence Bennett, chiropracteur, observe que le toucher de certains points, situés au niveau de la tête – appelés points réflexes neurovasculaires – améliore la circulation sanguine vers les organes auxquels ils sont rattachés.
  • Dans les années 1930, le docteur Franck Chapman, ostéopathe, constate que la stimulation de zones sensibles du corps – appelées points neurolymphatiques – active la circulation du flux lymphatique, ce qui apporte une action bénéfique sur la vitalité des organes auxquels ils sont associés, et sur les douleurs.

C’est ainsi que se développe l’idée d’une interrelation entre les différents systèmes du corps : structurel, lymphatique, neurologique, énergétique, psychologique, biochimique, …

Une volonté de rendre la kinésiologie accessible à tous

Plus tard, dans les années 1970, le docteur John Thie, chiropracteur et élève de Goodheart, crée une version accessible à tous : le Touch for Health, qui contribue largement à diffuser la kinésiologie dans le monde. Cette méthode pose les bases d’une kinésiologie éducative, préventive et non médicale, destinée à aider chacun à retrouver son équilibre et à mobiliser ses propres ressources.

Depuis, la kinésiologie a donné naissance à de nombreuses branches : Brain Gym®, Three in One Concepts®, Hyperton-X®, … explorant divers champs d’application. Et au fur et à mesure des années, les apports de découvertes majeures, notamment en neurosciences, et des outils issus de différentes approchent (programmation neurolinguistique, psychologie, EMDR, …) ont été intégrés pour plus d’efficacité.

Le test musculaire :

L'outil principal du kinésiologue

Et c’est ainsi, à partir de son expérience clinique, que George Goodheart en arrive à considérer le muscle comme un outil de dialogue non verbal avec le corps, permettant de révéler des déséquilibres. C’est une véritable porte d’entrée vers la compréhension profonde de l’organisme, sans passer par le mental !

Le principe est simple, en exerçant une pression douce sur un muscle, j’évalue la réponse automatique et immédiate de celui-ci (via le système neuromusculaire), face à des stimuli physiques, émotionnels ou biochimiques, entre-autres. Et lorsqu’une information est sous stress, cela se traduit par un changement dans le tonus musculaire.

Un muscle qui ne verrouille pas, dit « muscle faible » m’orientera vers une réponse de stress, contrairement à un muscle qui verrouille, dit « muscle fort ».

Grâce à ce principe, le test musculaire devient un outil précieux pour identifier le stress, les déséquilibres et les blocages du corps que ce soit au niveau conscient ou inconscient, car le corps garde en mémoire ce qu’il a vécu, et pour guider le travail vers les corrections les plus adaptées pour rétablir l’équilibre.

En séance, j’utilise principalement le deltoïde antérieur et le deltoïde moyen comme muscle indicateur mais je peux être amenée à tester différents muscles du corps (quadriceps, ischio-jambiers, …) : plus de 40 au total !

Lors de la première séance, je prends toujours le temps de vous expliquer et de vous faire apprécier le test musculaire. Alors, envie d’expérimenter ?

Mécanisme du test musculaire

Le test musculaire repose sur un principe neurophysiologique. Il met en jeu le réflexe myotatique, un arc réflexe spinal. Lorsque tout est équilibré, ce réflexe maintient le muscle en tonus normal, donc il résiste à la pression.

Mais en présence d’un stress (émotionnel, nutritionnel, chimique, structurel, …), le système nerveux central peut inhiber la réponse musculaire : le muscle lâche ou ne tient pas, sans cause de lésion.

Le triangle de la santé comme base :

Un modèle Educatif

Ses nombreuses recherches et son expérience clinique permettent à Georges Goodheart d’établir le concept de triangle de la santé. En effet, il fait la constatation que les problèmes de santé sont rarement d’origine exclusivement physique mais qu’ils peuvent être liés aux émotions ou à l’hygiène de vie, par exemple.

Il identifie trois pôles interconnectés, essentiels à l’équilibre global : le structurel, le psycho-émotionnel et le biochimique. Le tout étant relié par une dimension énergétique qui intègre la circulation de l’énergie vitale dans les méridiens.

Ce modèle montre que notre santé repose sur un équilibre global. Les différentes dimensions du corps sont toutes reliées entre elles et s’influencent mutuellement. Ainsi, si l’une d’elles se dérègle, inévitablement, tout l’équilibre est affecté.

 

Prenons un exemple : un choc émotionnel peut être à l’origine d’un problème biochimique, comme des troubles digestifs, qui se répercutent ensuite au niveau structurel, par des crampes d’estomac.

En travaillant sur la cause initiale, ici le choc émotionnel, il est possible d’agir sur les autres dimensions et ainsi permettre à la personne de retrouver un confort digestif et un équilibre global.

 

En kinésiologie, le triangle de la santé constitue un repère central. Cette approche éducative et préventive ne se limite pas aux symptômes visibles, elle s’appuie sur l’interdépendance de ces trois plans, pour identifier la cause prioritaire du déséquilibre. L’objectif est d’accompagner la personne vers un retour à l’équilibre et au bien-être.

Ce que n’est pas la kinésiologie : quelques idées reçues

La kinésiologie n’est ni une médecine, ni une thérapie !

Il est primordial de rappeler qu’une séance de kinésiologie ne dispense, en aucun cas, d’une consultation médicale et que le kinésiologue n’établit pas de diagnostic, ne prescrit pas de médicaments et ne demande jamais d’interrompre un traitement médical en cours. Une séance ne remplace donc pas une consultation médicale, mais peut venir en complément, pour soutenir un meilleur équilibre.

Contrairement à certaines idées reçues, la kinésiologie n’a rien de magique, ni d’ésotérique. Le test musculaire n’est pas un outil de divination (eh non, il ne permet pas de prédire l’avenir, ni de donner les bons numéros du loto !), mais un outil pour mettre en lumière des déséquilibres liés au stress, aux émotions ou encore, à la posture…

La kinésiologie n’est pas non plus une pratique de pouvoir : le kinésiologue ne « lit pas dans les pensées » et n’impose rien. Elle s’appuie toujours sur la participation active de la personne, qui reste pleinement actrice de son cheminement.

En résumé, la kinésiologie est une approche complémentaire, respectueuse et accessible à tous. Elle soutient les ressources naturelles de chacun, sans jamais se substituer au médical, ni s’appuyer sur des croyances.

Questions Fréquentes

Est-ce que c’est similaire à l’hypnose ?

Non, le test musculaire ne met pas dans un état modifié de conscience. Chaque personne reste pleinement actrice, libre et consciente tout au long de la séance.

Non, même si elle aide à mieux gérer ses émotions, la kinésiologie ne se place pas sur le terrain médical ou psychologique. Elle ne cherche pas à analyser mentalement ou à interpréter le passé. Elle aide plutôt à libérer les blocages inscrits dans le corps, sans forcément devoir tout « raconter ».

Le kinésiologue ne « remet » rien en place. Il observe les réponses musculaires et propose des corrections douces, souvent par le mouvement, le toucher de points spécifiques ou la libération d’émotions.

Les corrections structurelles, quand il y en a besoin, sont toujours réalisées avec douceur, en accompagnant la personne dans le mouvement physiologique. Et si cela s’avère insuffisant, je réoriente la personne vers un professionnel compétent.

Non, ce sont des techniques différentes mais certaines corrections kinésiologiques : mouvements oculaires, sons, tapotements, phrases à répéter, ont été emprunté à ces techniques.

Non, ce sont des techniques différentes. En revanche, dans mes outils de correction, je peux être amenée à utiliser des exercices de respiration ou de visualisation issus de la sophrologie. Ces approches sont très complémentaires et il m’arrive souvent de les recommander en parallèles des séances de kinésiologie.

La kinésiologie reprend les lois et les principes de la médecine traditionnelle chinoise mais elle n’utilise pas d’aiguilles. Les points d’acupuncture utilisés sont soit stimulés, soit tapotés.

Non, le Reiki repose sur une transmission d’énergie dite universelle par imposition des mains ce qui est complétement différent de la kinésiologie.

Non, même si les séances sont relaxantes et favorisent la détente, la kinésiologie ne consiste pas à masser. D’ailleurs, lors de la séance, la personne reste entièrement habillée.

Et si vous vous posez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter.

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